La sortie de février 2016

Direction le Veillon, dimanche 28 février 2016

Rendez-vous 9 h 15 pour covoiturage, départ 9 h 20 une première. Le parking du Veillon nous permet de constater l’impression de froid favorisée par un petit vent matinal efficace. Le rouge-gorge chanteur est-il d’accord avec les explications de Nicole ? Un pinson timide se manifeste et le troglodyte du coin nous fait savoir qu’il est chez lui contrairement à nous.

Le chemin abrité par les chênes verts nous permet d’apprécier le soleil encore tiède qui nous accompagnera tout au long de cette matinée. Un chemin, ouvert il y a quelques semaines et fermé aujourd’hui, nous laisse imaginer des changements sur la dune. L’estuaire nous offre une fois de plus un paysage inédit salué par un pouillot véloce en arrière plan. Pour les habitués des lieux, l’évolution du cordon dunaire est évidente. Pour les néophytes, retour de quelques millions d’années pour situer l’évolution géologique du lieu. Crétacé, Jurassique pour atterrir sur l’Hettangien, tout le monde se situe bien ?

Revenons à la réalité, cette fameuse dune du Veillon. Pour être concret, voyez vous tout là bas au bout de cette bande de sable, ce groupe de goélands les pieds dans l’eau ? Et bien la dune allait jusque là il y a quelques années. Et le sable, il est tout autour emporté par la mer aujourd’hui et peut- être ramené demain. L’évolution naturelle d’un estuaire s’affiche devant nous. Une Aigrette garzette accompagnée de quelques Grand Gravelots a pris possession de ces quelques roches qui se découvrent. En se dirigeant vers les couches de roche promises, chacun se pose la question du devenir de ce qui reste de la plage.

D’un coté les roches avec leurs couches successives qui racontent si bien la création du site, de l’autre l’utilisation par les oiseaux qui commencent leur quête de nourriture. Bécasseaux variables, bécasseaux sanderlings, tournepierre, pluvier argenté et bernaches cravants se partagent ce platier qui cache aussi les fameuses traces de dinosaures. Elles nous semblent si évidentes quand on nous les montre. Mais qui a eu cette idée de regarder d’aussi près ce qu’il avait sous les pieds ? Petit rappel sur l’identification des mouettes à quelques passionnées qui se reconnaîtront. La mouette mélanocéphale pointe des ailes blanche ; mouette rieuse pointe des ailes noire. Et la tête (alouette) blanche en plumage d’hiver, noire (ou chocolat) en plumage nuptial.

Avec ce soleil désormais bien présent, est-il raisonnable de rentrer ? La troupe a déjà perdu une grande partie de ses effectifs il est vrai que 13 h passés pour une sortie ce n’est pas si courant.

BANBAN

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